Paroles d’accompagnatrices — Manrèse, centre spirituel jésuite en Ile-de-France

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Paroles d’accompagnatrices

Depuis la réouverture du Centre, trois accompagnatrices – Elisabeth, Anne-Marie, Claude, écoutent dans les retraites à Manrèse ou dans des accompagnements au long cours, des hommes et des femmes, au sortir du confinement. Elles nous partagent ce qui les a marquées.

Des appels à la vie ont été entendus pendant le confinement, la vie traverse toute cette période, appelle à reconstruire, à recomposer, à s’engager dans une parole en « je ». Les personnes demeurent émerveillées par la nature, notamment celles qui ont eu la chance de vivre le printemps à la campagne, mais en ville aussi, avec la qualité de silence et la diminution de la pollution. Et puis il y a eu la joie de ressortir, « la première gorgée de bière » dégustée avec un ami en terrasse.

Des bourgeons. Une vie est à l’œuvre, les bourgeons craquellent, cela peut être douloureux. Pour des personnes auparavant dans un dynamisme de vie, avec des conditions favorables d’habitat, un approfondissement a pu se vivre. Il y a aussi des gens cassés, qui viennent raconter l’éclatement de leur couple, après l’épreuve du confinement ; les relations sociales durcies, la saturation du télétravail. Le trop plein, jusqu’à l’épuisement, pour les mères de famille, avec le télétravail, l’accompagnement scolaire des enfants, les tâches ménagères. D’autres parlent de la grande difficulté à sortir de chez soi, à retrouver le chemin du bureau et des relations ordinaires. Dans tous les cas de figure, venir à Manrèse est une démarche engageante, parle d’une urgence intérieure de prendre du champ. Dans les difficultés accumulées, professionnelles et financières, on s’est tourné vers Dieu et on vient à Manrèse pour repartir autrement.

Oppression. Quelque chose de l’oppression vient, avec des remises en cause radicales, sur le plan de la foi. Pour certains, la faim d’eucharistie témoigne d’un attachement profond pour les sacrements, alors que pour d’autres, les messes télévisées ont été un vrai soutien, avec des homélies « choisies »,. Des personnes racontent étonnés, que la messe ne leur a pas vraiment manqué. Leur moteur était plutôt la charité, la sollicitude pour les plus âgés, et un cœur ré-ouvert envers des personnes que l’on avait un peu oubliées.

Que confinement et déconfinement aient été faciles ou difficiles, Dieu vient rejoindre la personne dans ce qu’elle vit.

Propos recueillis d’Anne-Marie, Claude, Elisabeth.

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