Homélie du P Jean-Jacques Guillemot
Dans les Actes des Apôtres, l’Esprit traverse toute frontière de peuples et de langues. Tous peuvent comprendre, et tous sont invités à entendre et à accueillir les merveilles de Dieu.
Aujourd’hui encore, l’Esprit de Dieu traverse nos frontières : celles que nous mettons entre les peuples, et les pays, mais aussi nos frontières intérieures, là où nous avons du mal à laisser le Christ nous rejoindre. Alors demandons-nous : comment est-ce que je laisse l’Esprit de Dieu traverser mes frontières ?
Comment est-ce que je permets à l’Esprit de Dieu de guérir en moi et en notre monde ce qui est blessé, d’assouplir ce qui est raide, de réchauffer ce qui est froid, de rendre droit ce qui est tordu ?
L’Esprit de Dieu porte du fruit dans nos vies, comme l’indiquent les divers textes de ce jour : paix, joie, pardon, unité, mission … Et par-dessus tous ces dons, saint Paul souligne celui de la foi : nul ne peut dire « Jésus est Seigneur » si ce n’est dans l’Esprit de Dieu.
Alors demandons-nous : comment sommes-nous attentifs à ces fruits et à ces dons de l’esprit en nous ? Comment les cultivons-nous ? Comment rendons-nous grâce pour eux ?
P Jean-Jacques Guillemot, Manrèse, dimanche de Pentecôte, 31 mai 2020
